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L’art de la vannerie, spécialité de la culture ewondo

 

Le nom de Yaoundé, capitale du Cameroun, est une dérivation du nom de l’une des ethnies de la grande famille Béti, les Ewondos. Ils couvrent la Province du Centre, à égale distance de la ville portuaire de Douala et de la frontière sud, et occupent une position prépondérante géographiquement, politiquement et pour les communications.

 

Les groupes Bétis du Centre (Ewondo, Eton) ou du Sud (Boulou, Ntoumou, Mvaï) avaient une hiérarchie sociale moins stricte que dans l’Ouest, et donc une architecture patrimoniale moins élaborée, sauf pour le style institutionnel du dernier demi-siècle. Par contre ils sont reconnus pour une branche de l’artisanat bien définie : la vannerie.

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Confection d'une chaise

Les termes osier, jonc, rotin, bambou, désignent tous des fibres végétales dont l’art d’en faire des objets utilitaires se nomme la vannerie. Les vanniers ewondos cueillent ces fibres en brousse, sur les terres humides qui traditionnellement abondaient en milieu rural, et les font sécher avant de les transformer en paniers, sièges, tables ou étagères, et mêmes ensembles de salon. En chauffant les fibres épaisses, ils donnent d’abord à l’armature ses courbes permanentes, pour ensuite attaquer la finition tressée.

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Le cadrage d'abord, le tressage ensuite
                                                 
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Motif créé par le tressage

Certains articles présenteront des fibres de couleurs naturelles, légèrement variées, ou teintées  par le vannier. Mais le vrai talent du vannier réside dans son art de constituer des motifs dans le tressage, dont l’image apparaît ou s’estompe selon l’angle de vue.

Moins que les intempéries, ce sont les insectes xylophages qui menacent le plus la longévité des produits, aussi les vanniers y applique-t-on un traitement anti-parasitaire. Un article fabriqué selon les règles de l’art dure plus, dit-on, qu’une génération humaine !